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Biographie Michiyo Kamei

- 2018

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Biographie Michiyo Kamei

- 2018

« Nous sommes liés avec toutes les choses du monde. Peut-être que je peins pour le verifier  » Michiyo Kamei.

Connecter l’intérieur avec l’extérieur. Michiyo Kamei retrousse les chairs et substances intérieures, et les intègre, à la manière d’un shunga*, emblématique peinture érotique japonaise, mettant en scène les corps.  L’interaction devient action, les corps se mêlent, et donnent à voir une imbrication. Les pulsions de vie s’affirment, l’érotisme se dévoile ici comme l’une des essences motrices de l’homme, et de son existence.

Au départ dessinatrice de planches d’anatomie, l’artiste tente de comprendre l’homme et les liens qui le mettent en relation permanente avec son environnement proche, lui-même intégré, à une échelle plus grande, dans le cosmos, un ordre des choses qui détermine et crée des phénomènes engendrés les uns par les autres.

S’inspirant du concept du mandala, outil ancestral permettant à son dessinateur de se recentrer en soi, Michiyo Kamei explore et matérialise la vie selon son cycle, entre essences de vie et de mort, et nous introduit dans un univers pictural rendant apparente la trame du réel, et le système qui régit l’univers. Par la peinture, par l’action qui transcende la pensée, l’artiste injecte des informations intérieures dans une dimension extérieure. Ces extériorisations se lient d’elles-mêmes entre elles, échappant parfois au contrôle de la conscience.

Une recherche permanente d’un logos (défini par Legrand comme la “raison interne de celui qui parle aussi bien que la raison externe inscrite dans « l’ordre des choses »”) qui aboutit graphiquement sur des corps entremêlés de manière presque tantrique. Les connexions sont réalisées, vers soi par l’artiste qui crée son oeuvre, mais aussi vers les corps figurés déteignants les uns dans les autres, et dans l’espace qui leur est dédié. Une sorte de vérité organique, un ordre logique, qui présente au regard un agencement raisonné qui fonctionne à l’image du monde.

Elisa Métois – pour la galerie Andre & Léon – mai 2018.

* Les shunga (春画) sont des gravures japonaises érotiques, de style ukiyo-e.
« Shunga » signifie littéralement « image du printemps », un euphémisme pour faire référence à l’acte sexuel. Le mot shunga serait dérivé de l’expression chinoise chungonghua, en japonais shungūga (春宮画?), signifiant « image du palais du printemps », en évocation de la vie joyeuse menée au palais du prince héritier.  L’âge d’or des shunga, se situe pendant l’époque d’Edo (1600 à 1868).
(Définition Wikipedia)

“J’ai toujours éprouvé de l’intérêt pour le corps.
Mais quel est-il ? C’est peut-être quelque chose d’ambivalent, à la fois composant de la nature, petite partie d’un tout, et enveloppe, possession individuelle.
On ne peut ignorer l’érotisme contenu en l’homme, qui s’anime et finit par mourir, dans une sorte de cycle. Ce n’est pas qu’une question de volupté, ce n’est pas non plus qu’une question de plaisir, c’est une occasion de penser la vie et la mort.
Je sens que le corps est une imposante dimension qui contient la vie, la mort et le sexe. C’est un “spectacle charnel” que je voudrais réaliser dans ma peinture.
Au Japon, on considère que les planches anatomiques et l’art érotique sont des arts dissimulés. “Pourquoi c’est interdit ?” “Pourquoi on le cache ?”, et au moment où je peins, le paradoxe de la situation m’apparaît : “On en a besoin mais on veut le cacher…” Ce problème m’intéresse beaucoup.
Ma peinture est pour moi une manière de glorifier le corps, l’humain et la vie.”

Michiyo Kamei (2018)

1966 Née à Tokyo.
1996 Commence à assister à un cours d’anatomie –Tokyo Medical and Dental University
2004-2010 Dessinatrice spécialisée dans l’anatomie humaine à Tokyo Medical and Dental University 

Expositions personnelles
2017 « えそらごとesoragoto » Hagurodô-Tokyo
2014 «潜む絵 hisomue »Portolibre-Tokyo
2011 « 無の在処munoarika » Hagurodô-Tokyo
2009 « shape of life » Hagurodô-Tokyo
2006 «Exposition Michiyo Kamei »Gallery Daikokuya-Tochigi
2001 « MORALITY » Gallery Futaba-Tokyo(’02 ’04 la même galerie)
1991 « MICROGRAPHIA »-G art gallery-Tokyo(’94 ’96 ’98 la même galerie)

Expositions Collectives & Art fair International
2005-2018 « Exposition hito-hito » Musée de la métropole de Tokyo
2017 Hotel art fair « At Osaka »-Osaka
2013 « Art Colours vol 6 –YOKAI TOUR- » Park Hotel Tokyo
2012 « Art Colours vol 1-Colours of Spring through Ink »Park Hotel Tokyo
2010 AHAF HK(Asia Top Gallery Hotel Art Fair HK)- Hong Kong
     +PLUS THE ART FAIR-Tokyo
2007 KIAF(Korea International Art Fair)-Seoul
2006 Sélectionnée Salon d’Automne-Paris
1998 Exposition au grand air « Document 376 » -Umeda Kiryu-shi-Gunma
1997 Présentation d’art « MIZUCHI » – Kitazawa Town Hall-Tokyo

Prix
2015 « Concour Nippon Suibokuga Art 2015 »

Edition
2016 Illustrations par “Shaft of light toward Anamnesis” Toshiki Soma,GEIJUTSU SHINBUNSHA
2008 Illustrations par “The Atlas of Thorax” Tatsuo Sato, Kodansha Ltd.

Youtube
« Break Zenya #65 michiyokamei -Next Generation Artists- » TV program of BS Fuji

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